16.7.10

Idée reçue numéro 4

Un "raisonnement" très stupide que vous servent souvent les collectivistes, je le rencontre presque aussi fréquemment que le baratin devenu presque chaine de lettres (pleins de blogs de bas niveau le reprennent), évoqué dans l'idée reçue numéro 3, à propos de nos méchants-gouvernants-qui-font-tout-pour-couler-la-Sécu (que le monde nous envie).
Accrochez-vous un peu, voici la chose :
Personne ne choisit d'être malade.
Donc il faut une Sécurité sociale pour tous.
Et ça veut dire quoi ? que c'est gratuit pour tout le monde ? Mais alors qui paye ? C'est le genre d'assertion collectiviste vague du même tonneau que "la Sécu nous appartient" (l'imbécile qui dit cela oublie que c'est surtout à lui qu'il "appartient" de payer pour perpétuer l'illusion collectiviste).

Bel exemple de sophisme "non sequitur", mais la vie du collectiviste en est abondamment remplie. Ne croyez pas que cela vienne de personnes très bêtes sorties fraiches et moulues de l'EducNat franchouillarde zombifiante. Voyez monsieur Jorion qui nous explique que la décadence vient de l'individualisme, et cite le prétotalitaire Hegel, qui défend contre les individus "l’existence de l’État comme entité supérieure par rapport à laquelle leur vie s’organise dans un cadre plus large que celui de leurs préoccupations immédiates". Autre sophisme "non sequitur" réfuté en son temps par Nietzsche ! Je cite ce dernier : L'État, c'est le plus froid de tous les monstres froids : il ment froidement et voici le mensonge qui rampe de sa bouche: "Moi, l'État, je suis le Peuple." Car c'est l'Etat, à la fois irrationnel et démesurément puissant (surtout depuis qu'il est devenu Etat-providence), qui incarne la décadence, et non pas l'intérêt particulier. L'empire romain avant sa chute, c'était cela, un Etat-providence (et un enfer fiscal, car l'un ne va pas sans l'autre). Finalement, Bastiat est un optimiste quand il se contente de dire "L'État, c'est la grande fiction...", car il y a des fictions inoffensives !

Quelques variations sur le modèle : personne ne choisit de ..., donc il faut ...

Personne ne choisit d'être pauvre. Donc il faut ponctionner à mon profit ceux qui sont moins pauvres que moi. (Et que fera-t-on s'ils deviennent plus pauvres que moi ? Instaurer un "pauvre de service" comme Jesse James dans Lucky Luke ?)

Personne ne choisit d'être moche. Donc il faut... ? Mettre une taxe sur les beaux ? Les défigurer à vie pour combattre les inégalités que la Nature instaure ?

Personne ne choisit d'être bête. Donc il faut... ? Sur le coup je n'ai pas d'idée. Mais peut-être suis-je bête, et peut-être l'Etat va-t-il trouver une solution à ma place ? Ah, que ferait-on sans lui !

3 commentaires:

P. Sandron a dit...

Personne ne choisit d'être bête en cours. Donc il faut une Education nationale. J'ai bon ?

Laure Allibert a dit...

Excellent ! Avec l'EducNat, le bête reste bête mais a l'impression d'être moins bête, tandis que le pas bête a toutes les chances de devenir bête !

P. Sandron a dit...

Merci ! Un compliment de vous c'est l'or.

"...a toutes les chances de devenir bête" : une chance pour la France.